Actions communes

Activités communes à tous les partenaires

a) Séance de « lancement » du programme (14 novembre 2010) :

Le « lancement » officiel du programme FAM a eu lieu le dimanche 14 novembre (NB : le dimanche est jour ouvrable en Mauritanie). La présentation s’est déroulée de 12 h à 14 h dans les locaux du siège d’AFCF à Nouakchott. Les associations mauritaniennes partenaires étaient représentées par les coordinatrices des programmes des associations et certains membres de ces associations également présents (notamment la Coordinatrice générale d’AFCF, le Secrétaire général de SOS-Esclaves et sa coordinatrice nationale). La séance de présentation a débuté par un mot d’ouverture prononcé par M. Boubacar Ould Mohamed, Secrétaire général de SOS-Esclaves, puis les trois coordinatrices ont pris la parole à tour de rôle pour exposer les activités de leurs organisations respectives.

Une quarantaine de personnes invitées a pris part à l’événement. Ces participants étaient des représentants d’organisations de la société civile, du réseau national de lutte contre les MGF (mutilations génitales féminines), des étudiants-chercheurs et des professeurs de l’Université de Nouakchott. Cinq journalistes représentant cinq agences de presse du pays étaient également présents. Le communiqué de presse diffusé détaillait les objectifs et activités du programme et insistait sur la dynamique de plaidoyer dans laquelle les associations mauritaniennes s’engageaient, concernant notamment l’amélioration du Code du Statut Personnel, la levée des réserves sur la CEDEF et l’harmonisation du dispositif législatif mauritanien sur les droits des femmes avec les instruments de protection internationaux.

b) Journée de présentation officielle du programme FAM (1er février 2011) :

La responsabilité de la supervision de l’organisation de cette journée a été confiée à AFCF. Une première réunion préparatoire a eu lieu le 8 janvier entre les trois coordinatrices du programme FAM, notamment pour valider et compléter les propositions de la coordinatrice d’AFCF concernant la liste des invités.

Les supports de communication (affiches, calendriers, blocs-notes, dépliants de présentation du programme en français et en arabe) ont été élaborés après concertation entre la coordinatrice d’AFCF et un graphiste mauritanien et validation par tous les partenaires du programme FAM et par la délégation de l’Union européenne. Les dossiers remis aux participants à la journée de présentation de programme FAM comprenaient un bloc-notes personnalisé, les dépliants de présentation des quatre associations AFCF, AMDH, SOS-Esclaves et AEDH, les dépliants de présentation du programme FAM en arabe et en français, un autocollant et un calendrier avec le logo et les slogans du programme FAM.

Le 1er février, la journée s’est ouverte à 9h30 sur l’allocution de bienvenue prononcée par le Président de SOS-Esclaves, M. Boubacar Messaoud. Celui-ci a notamment rappelé comment « progressivement et contre la volonté du gouvernement et son refus de les reconnaitre, les organisations, l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme, SOS-Esclaves et l’Association des Femmes Chefs de Famille ont vu le jour ». Il a affirmé que celles-ci « ont certes remporté des victoires, ont gagné en légitimité, les questions qu’elles posent – passif humanitaire, droits de la femme, esclavage – sont devenues un véritable débat de société mais, aujourd’hui encore plus qu’hier, il s’agit de redoubler de vigilance ». A suivie une intervention de M. André Barthélemy, président d’AEDH qui a notamment rappelé les liens forts et anciens de l’ONG française avec les organisations de la société civile mauritanienne. Puis est intervenu le Chargé d’affaire de la Délégation de l’Union européenne représentant l’Ambassadeur européen, M. qui a notamment déclaré que : « l’Union européenne est fière de soutenir le projet Former et Agir en Mauritanie,  afin d’accompagner la Mauritanie dans son développement humain et démocratique ».

La cérémonie d’ouverture officielle de la journée a été assurée par le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille, le Professeur Mohamed Ely Telmoudi. La cérémonie protocolaire a été suivie par une présentation du contexte, de la genèse et des objectifs du programme FAM par la coordinatrice du programme au sein d’AFCF, Mme Salimata Sy, illustrée par la projection d’un document PowerPoint. Puis la Présidente d’AFCF, Mme Aminetou Mint Moctar a présenté une conférence sur la situation de la femme en Mauritanie et les principales atteintes aux droits dont elle est victime. Se sont ensuite succédées les interventions de divers participants et participantes représentants de la société civile ou des institutions de l’Etat. Le modérateur de la journée a ensuite effectué la synthèse des interventions. Les travaux se sont clôturéspar une allocution de Mme Safietou Thiam, représentante d’AMDH.

Les associations organisatrices de la journée ont estimé que l’objectif d’organiser une manifestation qui soit l’occasion à la fois d’informer de l’existence du programme FAM et de plaider pour le respect des droits des femmes mauritaniennes avait été globalement atteint.  L’évènement a bénéficié d’une réelle couverture médiatique (y compris de la télévision nationale), les échanges ont été d’une bonne tenue et la cinquantaine de participants constituait un panel assez représentatif des organismes étatiques des droits de l’Homme, des institutions judiciaires et de protection de la famille, des ambassades étrangères et services de coopération ainsi que des associations nationales et internationales. La présence des hautes autorités de l’Etat a été ponctuelle et très formelle mais plusieurs fonctionnaires de directions ministérielles concernées ont participé à l’ensemble de la rencontre et aux débats.

c) Activités communes diverses :

AFCF, AMDH et SOS-Esclaves ont également participé à plusieurs activités conjointes de promotion des droits des femmes pendant la période.

– AFCF a organisé un atelier sur « le renforcement des capacités des associations locales de défense des droits humains en matière de mobilisation sur les Droits des Femmes » auquel AMDH et SOS-Esclaves ont été représentées.

– Les trois associations ont échangé et collaboré pour l’organisation d’activités autour du 8 Mars (Journée de la Femme), notamment à l’occasion d’un vernissage pour AFCF et d’une conférence-débat sur les violences faites aux femmes par AMDH.

– AFCF et SOS-Esclaves ont co-organisé un atelier de validation d’une enquête menée sur la persistance de l’esclavage en Mauritanie qui a permis de présenter des données sur les pratiques esclavagistes à travers une perspective de genre.

d) Activités de plaidoyer

Les trois associations partenaires du programme FAM se sont investies dans la mise en place d’actions de plaidoyer en Mauritanie tendant à garantir le respect effectif des droits des femmes. Certaines des activités du programme ont servi d’opportunités pour engager des discussions avec des autorités au niveau national ou local et des chefs religieux. Le président de l’association des Oulémas (autorités islamiques) et des parlementaires ont participé aux débats. Des représentants régionaux du MASEF et des représentants des autorités locales ont pris part à la plupart des ateliers et formations dispensés en région. Lors des missions de vulgarisation dans huit régions du pays, des entretiens avec les représentants des autorités locales ont systématiquement été organisées par les membres de SOS-Esclaves. Ces contacts sont importants en termes de plaidoyer, notamment dans les provinces les plus reculées où la notion même de respect des droits de la femme a le plus de mal à être acceptée.

Les présidentes et président des trois partenaires (Mme Aminettou Mint Mocktar pour AFCF, Me Fatimata M’Baye pour AMDH, M. Boubacar Messaoud pour SOS-Esclaves) ont eu diverses occasions de développer une activité de plaidoyer lors de contacts de haut niveau (ministères, présidence, ambassades) tout au long de la période de reporting.

La couverture médiatique des activités développées dans le cadre de l’Action (nombreux articles de presse, émissions de radios et plusieurs reportages télévisés) a également contribué à soutenir les efforts de plaidoyer en faveur du respect des droits des femmes mauritaniennes.

Enfin, les partenaires se sont efforcés de faire de leur participation à divers évènements organisés au cours de la période pour en faire des opportunités de plaidoyer. Cela a notamment été le cas de la marche des femmes du 8 mars 2012. Même si l’évènement a été terni par des différends entre organisations féminines, il a néanmoins eu un certain retentissement. Un « cahier de doléances » des femmes a été remis à cette occasion à la Présidence. La cérémonie de clôture du programme FAM, le 27 septembre 2012, a été également conçue non seulement comme une journée de restitution des activités développées dans le cadre du programme mais aussi comme une occasion de plaidoyer pour le respect des droits fondamentaux des femmes en Mauritanie en invitant largement des représentants des autorités et institutions nationales. Un évènement culturel a été organisé dans le cadre de cette Journée de clôture : une troupe de théâtre et un groupe de jeunes rappeurs sont intervenus devant les participants et les personnalités présentes sur des thématiques en relations avec les violences subies par les femmes et le respect des droits fondamentaux en Mauritanie.