Les partenaires mauritaniens

AFCF (Association des Femmes Chefs de Famille) :

   AFCF a été créée en 1999. L’association est présidée par sa fondatrice, Mme Aminettou Mint Moctar.

Elle se définit comme une association de défense et promotion des droits des femmes et vise plus particulièrement à renforcer les processus d’organisation des femmes mauritaniennes pour obtenir des pouvoirs publics l’application des lois et des conventions internationales relatives aux droits de la femme et de l’enfant.

Elle met en œuvre, sur l’ensemble du pays, des programmes dans les domaines de la formation aux droits des femmes, de la défense des femmes victimes, de la promotion de la santé et de la lutte contre la pauvreté. Elle est notamment active dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, l’exploitation du travail des filles mineures et le trafic des femmes. L’association revendique plus de 6000 adhérentes, essentiellement veuves ou divorcées.

AFCF a été lauréate du Prix des Droits de l’Homme de la République Française en 2006.

 

AMDH  (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme) :

   Créée en 1991, AMDH est une association généraliste de défense et de promotion des droits de l’Homme, en Mauritanie et dans la sous-région.

Elle mène des actions de surveillance, de protection, de sensibilisation et de vulgarisation des droits fondamentaux et de défense des libertés démocratiques. Ses principales activités dans le domaine des droits des femmes sont le conseil, la représentation juridique, la formation et le plaidoyer.

Sa présidente actuelle, Maître Fatimata M’Baye est avocate et vice-présidente de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme).

SOS-Esclaves :

   L’association SOS-Esclaves a été fondée en 1995 par des descendants d’esclaves (« Haratines ») et quelques descendants de propriétaires d’esclaves rassemblés dans une même volonté d’éradiquer la servitude traditionnelle en Mauritanie.

L’association a été interdite en 1998, l’esclavage étant à l’époque totalement nié par le pouvoir mauritanien, puis de nouveau légalement reconnue en 2005.

Elle est présidée par M. Boubacar Messaoud. Elle diffuse des communiqués, publie des rapports d’enquête et s’efforce de venir en aide matériellement et juridiquement aux victimes des pratiques esclavagistes. Elle considère que les femmes sont les premières victimes de la persistance des pratiques traditionnelles d’esclavage. L’association se mobilise également pour promouvoir le respect des libertés publiques en général en Mauritanie.

SOS-Esclaves a été lauréate du Prix des Droits de l’Homme de la République Française en 2010.